L’homme qui plantait des arbres, de Jean Giono

Au générique

Auteur. Jean Giono
Interprétation. Lecture théâtralisée. Guy Dieppedalle + d’infos
Musique. A l’accordéon Elisabeth Faverjon
Mise en voix et en scène. Jean-Luc Robert, Compagnie Arcada. + d’infos
Technique Son et Lumières. Fabienne Humbert et Brigitte Husson
Affiche. Brigitte Boyer
Durée. 50 mn
Tout public. A partir de 8 ans
Forme. Conte
Thèmes. La relation de l’homme avec la nature. La place de l’arbre et de l’eau. Le développement durable. La protection de la nature. La citoyenneté. La solidarité. La fête et la vie…
Co-Production. Croq Sésame Compagnie (Aix-les-Bains, Savoie) et Compagnie Arcada (Chambéry, Savoie)
Création. Avant-Première 4 Avril 2020
Particularité. Spectacle adapté au théâtre à domicile et aux lieux inhabituels pour le théâtre.

Titre recommandé par le Ministère de l’Education Nationale

L’Histoire

La scène se déroule sur un haut plateau, dans une contrée désertique des Alpes-de-Haute-Provence. En 1913. Un berger vit dans cette montagne avec son chien et ses moutons. Son nom : Elzéard Bouffier. Chaque jour, il plante des glands. Un promeneur le croise et apprend à connaître cet homme humble et discret. Et découvre son rêve, son bonheur au quotidien. Grâce aux arbres, le berger pense pouvoir redonner vie à cette terre aride où se dressent de vieux villages abandonnés, aux fontaines asséchées. Le promeneur revient quelques années après la guerre de 1914. Une partie des arbres a poussé. Au fil des ans, la nature reprend vie. Les arbres grandissent et retiennent l’eau. La végétation renait. Les habitants s’installent. On entend des rires d’enfants… Et l’écho d’une fête au village. Elzéard Bouffier symbolise l’unification de l’homme et de la nature. Un conte écologique et philosophique.

Jean Giono-Interview Radio Canada 1981

L’auteur Jean Giono

Jean Giono est un écrivain français, né le 30 mars 1895 à Manosque et mort le 9 octobre 1970 à Manosque.
Un grand nombre de ses ouvrages ont pour cadre le monde paysan provençal. Inspirée par son imagination et ses visions de la Grèce antique, son œuvre romanesque dépeint la condition de l’homme dans le monde, face aux questions morales et métaphysiques et possède une portée universelle.
Ami d’André Gide, Giono reste néanmoins en marge de tous les courants littéraires de son temps. (Source Wikipedia)

Le Centre Jean Giono à Manosque + d’infos Giono sur Wikipedia + d’infos

L’oeuvre : L’homme qui plantait des arbres

L’Homme qui plantait des arbres est une nouvelle écrite en 1953 par Jean Giono, écrivain français. Le message qu’il souhaitait communiquer : « faire aimer à planter des arbres », selon ses termes. Bien qu’il s’agisse d’une fiction, la nouvelle parvient à inciter le lecteur à croire à l’existence réelle du berger et de sa forêt.
Giono a écrit ce texte sur commande américaine du Reader’s Digest. Qui ne la publiera pas. C’est le magazine Vogue, qui la publiera en anglais, en 1954. Ce récit sera publié dans de nombreuses langues et 20 ans plus tard en France et dans notre langue.
La nouvelle véhicule de nombreux messages : écologiques, humanistes, politiques. L’histoire du berger Elzéard Bouffier est en effet considérée dans la littérature écologiste comme une parabole de l’action positive de l’homme sur son milieu et de l’harmonie qui peut s’ensuivre. La nouvelle est également une ode au travail, à l’opiniâtreté, à la patience, à l’humilité, et à la ruralité.
Le récit de Giono a donné lieu à un film d’animation canadien du même titre en 1981. Produit par Radio Canada. Réalisé par l’illustrateur Frédéric Back et lu par Philippe Noiret. Les dessins magnifiques de Frédéric Back et la voix chaleureuse de Noiret en font un petit chef d’oeuvre. Ce film d’animation, on le trouve sur le web, il se commande en librairie et on le trouve par exemple à Lyon au Musée des Confluences. Il a obtenu plus de quarante prix à travers le monde. Dont l’Oscar du film d’animation en 1982.
L’Homme qui plantait des arbres est aujourd’hui reconnue comme une œuvre majeure de la littérature d’enfance et de jeunesse. Il est recommandé par le Ministère de l’Education Nationale.

La renommée internationale de ce texte

« L’homme qui plantait des arbres » a été traduit dans le monde entier, en plus de vingt langues. En danois, finlandais, suédois, norvégien, anglais, allemand, russe, tchécoslovaque, hongrois, espagnol, italien, yddish, polonais, coréen, croate, esperanto, japonais, néerlandais, portugais, slovène, suédois, tchèque et récemment en arabe.

Initialement commandée par le Reader’s Digest en 1953, dans le cadre d’un concours, la revue américaine ne publiera pas cette Nouvelle. En 1954, c’est un magazine américain, Vogue, qui publie le texte en anglais « The man who planted hope and grew hapiness » (L’homme qui a semé le bonheur et fait pousser l’espoir)
En 1956. Trees and Life, de Londres, publie le texte en anglais
Des revues de langue allemande, Vendepunkt (Zurich) et Oekjournal Garten und Landschaft, la font ensuite paraître. Une édition italienne paraît en 1958, sous le titre L’Uomo che piantò la speranza e crebbe la felicità. L’association américaine Friends of Nature en réalise une brochure en 1966, préfacée par le sénateur Gaylord Nelson.
En 1963. Le magazine Vogue publie de nouveau le texte dans son volume anthologique The World in Vogue de 1963.
En 1968. Le Guardian de Manchester (Grande Bretagne) publie une interview de Giono.
Le Canada emboîte le pas.
En 1973. En France, la Revue Forestière, n°6, publie, pour la première fois, le texte de Giono en français
En 1981. Au Canada. Radio Canada produit un film d’animation avec la voix de Philippe Noiret. Et illustré par Frédéric Back. Très beaux dessins. Le film remporte un succès. Oscar du meilleur film d’animation en 1982.

Nos représentations

Création de ce spectacle : Avril 2020
Diffusion
Région Auvergne-Rhône-Alpes

Théâtre hors les murs
Cette prestation artistique est également adaptée aux « lieux inhabituels » pour le théâtre. Nous jouons aussi bien en extérieur qu’en intérieur : appartement, maison… + d’infos

Représentations à caractère humanitaire
En ce qui concerne les représentations à caractère humanitaire ou social, il sera demandé, aux organisateurs, uniquement le remboursement des frais de déplacements du comédien et du musicien ou de la musicienne et le montant des droits d’auteurs que nous devons verser à la SACD (Environ 70 à 80 €)

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Extraits

Je traversais ce pays dans sa plus grande largeur et, après trois jours de marche, je me trouvais dans une désolation sans exemple. Je campais à côté d’un squelette de village abandonné.
C’était, au moment où j’entrepris ma longue promenade dans ces déserts. Des landes nues et monotones, vers 1200 à 1300 mètres d’altitude. Il n’y poussait que des lavandes sauvages…

Rencontre avec un berger qui garde ses moutons

La société de cet homme donnait la paix. Je lui demandais le lendemain la permission de me reposer tout le jour chez lui. Il le trouva tout naturel, ou, plus exactement, il me donna l’impression que rien ne pouvait le déranger. Ce repos ne m’était pas absolument obligatoire, mais j’étais intrigué et je voulais en savoir plus. Il fit sortir son troupeau et il le mena à la pâture. Avant de partir, il trempa dans un seau d’eau le petit sac où il avait mis les glands soigneusement choisis et comptés…
– Accompagnez-moi, si vous n’avez rien de mieux à faire.
Il allait à deux cents mètres de là, sur la hauteur.
Arrivé à l’endroit où il désirait aller, il se mit à planter sa tringle de fer dans la terre. Il faisait ainsi un trou dans lequel il mettait un gland, puis il rebouchait le trou. Il plantait des chênes…

Dix ans après : une forêt

L’année d’après, il y eut la guerre de 1914 dans laquelle je fus engagé pendant cinq ans. Un soldat d’infanterie ne pouvait guère y réfléchir à des arbres. A dire vrai, la chose même n’avait pas marqué en moi : je l’avais considérée comme un dada, une collection de timbres, et oubliée.
Sorti de la guerre, je me trouvais à la tête d’une prime de démobilisation minuscule mais avec le grand désir de respirer un peu d’air pur. C’est sans idée préconçue – sauf celle-là – que je repris le chemin de ces contrées désertes…
Les chênes de 1910 avaient alors dix ans et étaient plus hauts que moi et que lui. Le spectacle était impressionnant. J’étais littéralement privé de parole et, comme lui ne parlait pas, nous passâmes tout le jour en silence à nous promener dans sa forêt. Elle avait, en trois tronçons, onze kilomètres de long et trois kilomètres dans sa plus grande largeur…
Quand je réfléchis qu’un homme seul, réduit à ses simples ressources physiques et morales, a suffi pour faire surgir du désert ce pays de Canaan, je trouve que, malgré tout, la condition humaine est admirable.