L’homme qui plantait des arbres, de Jean Giono

Au menu de cette page

° L’histoire d’un berger en Provence
° Au générique
° Note de mise en scène
° La presse nationale à propos de ce texte
° L’auteur, Jean Giono
° La particularité de cette oeuvre
° Documentation complémentaire
° Nos représentations
° Coproduction Arcada Cie et Croq Sésame Cie

L’histoire d’un berger en Provence

Au cours d’un long périple sur les hauts plateaux des Alpes de Haute-Provence, un randonneur rencontre un berger. Ce berger vit seul dans ce pays désertique, sans arbre et sans eau. Balayé par les vents, habité de hameaux en ruines. Et de quelques rares villages qui vivent la misère. Le berger s’est fixé comme mission de redonner vie à cette région.

Il plante des arbres. Cent arbres chaque jour.
En retour, il n’attend rien. En l’espace de deux guerres, notre randonneur observe, émerveillé, la renaissance de ce pays. Apparaissent des forêts de chênes, de hêtres, de bouleaux, de frênes… Une douce musique coule au milieu des prés, celle de l’eau.
Les hameaux et villages se reconstruisent et se repeuplent. La lande aride et désolée s’est muée en une terre colorée et riante de vie…
Une émouvante fable écologique, pacifiste et humaniste, qui prouve que le don de soi est un formidable moyen d’être heureux.

L’homme qui plantait des arbres. Aquarelle Brigitte Boyer. 2020

Au générique

Auteur. Jean Giono
Interprétation. Lecture théâtralisée. Guy Dieppedalle
Musicienne. A l’accordéon Elisabeth Faverjon
Musique de Rémi Geffroy : Comme une fin d’été
Mise en voix et en scène. Jean-Luc Robert
Technique Son et Lumières. Fabienne Humbert
Affiche. Illustration aquarelle. Brigitte Boyer
Durée. 50 mn
Tout public. A partir de 7 ans
Forme. Nouvelle
Thèmes abordés. La relation de l’homme avec la nature. La place de l’arbre et de l’eau. La citoyenneté. La solidarité. La générosité. La paix.
Co-Production
Compagnie Arcada (Chambéry, Savoie) et Croq Sésame Compagnie (Aix-les-Bains, Savoie)
Création 14 Novembre 2020
Particularité. Spectacle adapté au théâtre à domicile et aux lieux inhabituels pour le théâtre.

L’homme qui plantait des arbres. Aquarelle d’après l’illustration de Brigitte Boyer

Note de mise en scène et mise en voix

La lecture de ce texte simple, dépouillé, entre immédiatement en résonance avec notre passion contemporaine pour la fraternité, l’écologie, la protection de la nature, la ruralité avec les valeurs qui lui sont attachées : le travail, l’opiniâtreté, la patience, l’humilité.

La langue ancrée dans la nature

Mais on passerait à côté de ce texte, si l’on ne s’intéressait pas à langue elle-même Cette langue appelle des images fortes comme la sécheresse des paysages de Provence, la brutalité de la nature, la misère sacrificielle des populations vivant dans ces villages, la fécondation de la terre par le berger, la renaissance de la campagne après la grande boucherie de 14-18, l’eau, l’eau et encore l’eau et les retrouvailles avec la vie qu’elle amène… L’enjeu de la mise en scène de ce texte est de tenter de faire entendre cette langue très imagée, ancrée dans la nature et de l’incarner. Il s’agit bien de transmettre une pensée, construite à hauteur d’homme, avec les briques des mots, et animée par le souffle. S’attacher au rythme, à la saveur de la langue, à l’énergie d’avancer dans le texte, à la ponctuation étayée par les silences habités.

La musique rend le silence explicite (Josean Artze)

Le magnifique morceau de Rémi Geffroy «Comme une fin d’été», pépite dénichée par Guy, nous ouvre justement à cet espace de recueillement, animé par le souffle de l’accordéon, et propice à entendre l’humanité du texte de Giono.

La douceur, la force, la fluidité de ces séquences musicales, tissées avec une indicible beauté par l’accordéon, reviennent par vagues insistantes, jusqu’à la vivacité de la valse finale, pour terminer dans la grâce de l’apaisement, comme la simplicité d’une rencontre amoureuse, entre le texte de Giono et la musique de Rémi Geffroy.

Jean-Luc Robert
Metteur en scène

L’homme qui plantait des arbres. Extrait de l’aquarelle de Brigitte Boyer 2020 D

La presse nationale, à propos de ce texte

Un portrait émouvant et un hymne à la nature qui a fait le tour du monde.
France Culture

Par sa simplicité et son humanisme, “L’homme qui plantait des arbres” s’adresse à tous. C’est l’un des rares textes qui, par sa profondeur, devient intemporel.
Télérama

Cette œuvre transpire l’amour de la nature, le respect et la sagesse de l’homme quand ce berger s’agenouille simplement pour toucher la terre, la sentir et faire corps avec elle.
… Europe n°1

Un texte efficace, court et puissant qui peut être lu aujourd’hui de manière très moderne, qui colle parfaitement aux conditions de vie de notre début de XXIème siècle.
… L’Express

Jean Giono-Interview Radio Canada

L’auteur Jean Giono

Jean Giono, naît en 1895 et meurt en 1970 à Manosque. Il est issu d’une famille d’origine piémontaise. Son père est cordonnier. Sa mère dirige un atelier de repassage.  Enfance pauvre.

Le pacifiste

Pendant la première guerre mondiale, il est envoyé au front à Verdun puis en Belgique. Cette expérience est traumatisante. Il perd au combat nombre de ses amis et camarades. Lui-même sera gazé. Choqué par l’atrocité des actions guerrières, Jean Giono devient pacifiste et s’engage dans un comité antifasciste.  

L’écrivain de la nature

Toute son œuvre comporte de nombreux romans où la nature tient une grande place. Ses récits ont pour cadre le monde paysan provençal. Son œuvre romanesque dépeint la condition de l’homme dans le monde, face aux questions morales et métaphysiques et possède une portée universelle.

Une œuvre littéraire primée et une ouverture sur le cinéma

En 1929, il reçoit le prix américain Brentano pour son premier roman : Colline, ainsi que le prix anglais Northcliffe, en 1930, pour son roman Regain. En 1932, il est fait chevalier de la Légion d’honneur. Giono écrit plusieurs textes engagés, tels que Refus d’obéissance, Lettre aux paysans sur la pauvreté et la paix, Précision et Recherche de la pureté .
En 1953, il obtient le Prix littéraire Prince Pierre de Monaco qui vient récompenser toute son œuvre.
En 1954, Giono est élu à l’Académie Goncourt.

De nombreux ouvrages de Giono ont été adaptés au cinéma. Notamment par Marcel Pagnol. Jean Giono est élu Président du Jury du Festival de Cannes en 1961. Ami d’André Gide, Giono reste néanmoins en marge de tous les courants littéraires de son temps.

Le Centre Jean Giono à Manosque + d’infos Giono sur Wikipedia + d’infos

L’homme qui plantait des arbres. Aquarelle de Brigitte Boyer. 2020

La particularité de cette oeuvre

Cette Nouvelle est un texte écrit en 1953 par Jean Giono.

Une ode à la nature et à l’opiniâtreté

La nouvelle véhicule de nombreux messages : écologiques, humanistes, politiques. L’histoire du berger, Elzéard Bouffier, est en effet considérée dans la littérature écologiste comme une parabole de l’action positive de l’homme sur son milieu et de l’harmonie qui peut s’ensuivre. La nouvelle est également une ode au travail, à l’opiniâtreté, à la patience, à l’humilité, la générosité et à la ruralité.

Traduit en 40 langues

Giono a écrit cette nouvelle sur commande du Reader’s Digest New-York. Qui ne la publiera pas. C’est le magazine féminin américain Vogue, qui la publiera aux USA, en anglais, en 1954. Ce texte sera traduit dans une quarantaine de langues dans le monde. En France, une édition en langue française verra le jour en 1973.

L’Homme qui plantait des arbres est aujourd’hui reconnue comme une œuvre majeure de la littérature d’enfance et de jeunesse. Mais ce texte a été écrit comme une nouvelle pour adultes et s’adresse à tout public. Voir l’intéressante fiche pédagogique publiée par l’Académie de Versailles.

La renommée internationale de ce texte

« L’homme qui plantait des arbres » initialement publié en anglais, a été traduit dans le monde entier, en une quarantaine de langues. Dont les langues italienne, allemande, norvégienne, japonaise, russe et chinoise.

Commandée à Giono par le Reader’s Digest en 1953, la revue américaine ne publiera pas cette Nouvelle. En effet, le texte de Giono ne remplissait pas une condition essentielle imposée par le Reader’s Digest pour sa rubrique : la réalité des personnages. Giono, romancier, a écrit une fiction. En 1954, c’est un grand magazine féminin américain, Vogue, qui propose à Giono de publier son texte, sans aucune condition. Giono accepte et exonère Vogue des droits d’auteur, en guise de remerciements. En mars 1954, Vogue publie la nouvelle aux USA, en anglais, « The man who planted hope and grew hapiness » (L’homme qui a semé le bonheur et fait pousser l’espoir)
Entre 1956 et 1958 le texte parait en Grande Bretagne, en Allemagne et en Italie. En 1963, le magazine Vogue publie de nouveau le texte de Giono dans son volume anthologique The World in Vogue. Le texte fait le tour du monde et des langues.
En 1973. En France, la Revue Forestière, n°6, publie, pour la première fois, le texte de Giono en français. Giono est mort en 1970. C’est sa fille qui lui donne le titre français que nous connaissons.

Le récit de Giono a donné lieu à un film d’animation canadien du même titre, en 1981. Produit par Radio Canada. Réalisé par l’illustrateur Frédéric Back et lu par Philippe Noiret. Deux grands prix : Grand prix au Festival international du cinéma d’animation à Annecy en 1987.
Oscar du meilleur film d’animation, à Hollywood (USA), en 1988.

Photo tirée du film d’animation de Frédéric Back

Documentation complémentaire

° Presse, organisateurs et Festivals
Document d’informations (Au format pdf) à destination des organisateurs de spectacles et de la presse : L’homme qui plantait des arbres
° Billets d’humeur :
. Le charme des arbres + d’infos
. Le parfum des arbres + d’infos
. Répétitions. Elles vont bon train. + d’infos
° Jean Giono sur Wikipedia
° Fiche pédagogique. Académie de Versailles + d’infos
° Nos spectacles à domicile + d’infos

° Centre Jean Giono, Manosque, Ardèche. Nous remercions sincèrement le Centre de documentation Jean Giono de Manosque pour son soutien dans cette aventure littéraire et théâtrale https://centrejeangiono.com/

Nos représentations : à partir de novembre 2020

Création de ce spectacle : Novembre 2020 si les conditions sanitaires le permettent.
Diffusion
Région Auvergne-Rhône-Alpes et au-delà.

Théâtre hors les murs, à domicile, en extérieur…
Cette prestation artistique est également adaptée aux « lieux inhabituels » pour le théâtre. Nous jouons aussi bien en extérieur qu’en intérieur : appartement, maison… + d’infos

Représentations à caractère humanitaire
En ce qui concerne les représentations à caractère humanitaire ou social, il sera demandé, aux organisateurs, uniquement le remboursement des frais de déplacements.

L’homme qui plantait des arbres. Extrait de l’aquarelle de Brigitte Boyer. 2020

Coproduction

Les Compagnies savoyardes Arcada (Chambéry) et Croq Sésame (Aix-les-Bains) coproduisent ce spectacle
Elles ont tissé un lien de partenariat et d’échanges de services. Elles mutualisent leurs outils, comme le site web. Et privilégient les économies d’énergie (Pub électronique, déplacements limités, décors recyclables)

Arcada. Qui sommes-nous ?

Fondée début 2016 par Fabienne Humbert et Jean-Luc Robert
La compagnie Arcada se donne pour objectifs :
° Création de spectacles du répertoire contemporain
° Lectures théâtralisées
° Formation de comédiens
° Promotion vers publics peu concernés par le fait théâtral
° Mutualisation des ressources avec d’autres compagnies
° Participation à la vie culturelle locale
° Développement du Théâtre à domicile
° Arcada, membre de la FNCTA (Fédération nationale de théâtre amateur)

Croq Sésame. Qui sommes-nous ?

Fondée en novembre 2015. Elle a pour objectifs :
° Donner un sens à nos spectacles. Réflexions. Débats…
° Pluridisciplinarité artistique. Théâtre, musique, chansons…
° Large public. Dont le jeune public et le public dit empêché
° Actualité artistique de nos partenaires, info sur notre site web
° Rechercher l’exigence de qualité
° Mutualiser nos moyens humains et techniques
° Respecter la nature. Transports limités. Décors recyclables.

L’homme qui plantait des arbres. Extrait de l’aquarelle de Brigitte Boyer 2020 D

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