L’homme qui plantait des arbres, de Jean Giono

Titre initial, en anglais : The man who planted hope and grew happiness

La Première
Vendredi 29 janvier 2021 à 20h00
Théâtre 40. Au 40 route d’Apremont, Barberaz. Près de Chambéry letheatre40.com

Lecture en musique

Voir un extrait de la lecture de ce texte, sur YouTube, en cliquant sur l’image

Une émouvante fable écologique, pacifiste et humaniste, qui prouve que le don de soi est un formidable moyen d’être heureux

Au menu de cette page

° L’histoire. Celle d’un berger sur les hauts plateaux de Provence
° Au générique de cette lecture en musique
° Création Novembre 2020
° Note de mise en scène : La langue ancrée dans la nature
° La presse nationale : Un hymne à la nature et à la paix
° Documentation complète. Bande annonce, articles…
° L’auteur, Jean Giono
° Particularité de cette oeuvre née aux USA.
° Coproduction Arcada Cie et Croq Sésame Cie. Auvergne-Rhône-Alpes

L’histoire d’un berger en Provence

Au cours d’un long périple sur les hauts plateaux des Alpes de Haute-Provence, un randonneur rencontre un berger. Ce berger vit seul dans ce pays désertique, sans arbre et sans eau. Balayé par les vents, habité de hameaux en ruines et de quelques rares villages qui vivent la misère. Le berger s’est fixé comme mission de redonner vie à cette région.

Il plante des arbres. Cent arbres chaque jour.
En retour, il n’attend rien. En l’espace de deux guerres, notre randonneur observe, émerveillé, la renaissance de ce pays. Apparaissent des forêts de chênes, de hêtres, de bouleaux, de frênes… Une douce musique coule au milieu des prés, celle de l’eau.
Les hameaux et villages se reconstruisent et se repeuplent. La lande aride et désolée s’est muée en une terre colorée et riante de vie…
Une émouvante fable écologique, pacifiste et humaniste, qui prouve que le don de soi est un formidable moyen d’être heureux.

L’homme qui plantait des arbres – Aquarelle Brigitte Boyer – PhotoGuyDieppedalle

Au générique de cette lecture en musique

Auteur. Jean Giono
Interprétation. Lecture. Guy Dieppedalle
Musicienne. Accompagné à l’accordéon par Elisabeth Faverjon
Musique de Rémi Geffroy : Comme une fin d’été
Mise en voix et en scène. Jean-Luc Robert
Technique Son et Lumières. Fabienne Humbert
Affiche. Illustrations aquarelles. Brigitte Boyer
Durée. 50 mn
Tout public. A partir de 7 ans
Forme. Nouvelle. Avant la lecture, nous introduisons cette oeuvre dans son contexte littéraire et historique afin que le spectateur en perçoive toutes les nuances. Voir l’article consacré à l’histoire de cette oeuvre née aux USA.
Mots clés. La nature. Les arbres. L’eau. L’écologie. La citoyenneté. La solidarité. La générosité. La paix. Le bonheur. Fable. Nouvelle. Théâtre. Lecture. Accordéon. Giono.
Co-Production
Compagnie Arcada (Chambéry, Savoie) et Croq Sésame Compagnie (Aix-les-Bains, Savoie).

Guy Dieppedalle et Elisabeth Faverjon en répétition

Note de mise en scène et mise en voix

La lecture de ce texte simple, dépouillé, entre immédiatement en résonance avec notre passion contemporaine pour la fraternité, l’écologie, la protection de la nature, la ruralité avec les valeurs qui lui sont attachées : le travail, l’opiniâtreté, la patience, l’humilité.

La langue ancrée dans la nature

Mais on passerait à côté de ce texte, si l’on ne s’intéressait pas à langue elle-même Cette langue appelle des images fortes comme la sécheresse des paysages de Provence, la brutalité de la nature, la misère sacrificielle des populations vivant dans ces villages, la fécondation de la terre par le berger, la renaissance de la campagne après la grande boucherie de 14-18, l’eau, l’eau et encore l’eau et les retrouvailles avec la vie qu’elle amène… L’enjeu de la mise en scène de ce texte est de tenter de faire entendre cette langue très imagée, ancrée dans la nature et de l’incarner. Il s’agit bien de transmettre une pensée, construite à hauteur d’homme, avec les briques des mots, et animée par le souffle. S’attacher au rythme, à la saveur de la langue, à l’énergie d’avancer dans le texte, à la ponctuation étayée par les silences habités.

La musique rend le silence explicite (Josean Artze)

Le magnifique morceau de Rémi Geffroy «Comme une fin d’été», pépite dénichée par Guy, nous ouvre justement à cet espace de recueillement, animé par le souffle de l’accordéon, et propice à entendre l’humanité du texte de Giono.

La douceur, la force, la fluidité de ces séquences musicales, tissées avec une indicible beauté par l’accordéon, reviennent par vagues insistantes, jusqu’à la vivacité de la valse finale, pour terminer dans la grâce de l’apaisement, comme la simplicité d’une rencontre amoureuse, entre le texte de Giono et la musique de Rémi Geffroy.

Jean-Luc Robert
Metteur en scène

L’homme qui plantait des arbres. Extrait de l’aquarelle de Brigitte Boyer. 2020

La presse nationale, à propos de ce texte

Un portrait émouvant et un hymne à la nature qui a fait le tour du monde.
France Culture

Par sa simplicité et son humanisme, “L’homme qui plantait des arbres” s’adresse à tous. C’est l’un des rares textes qui, par sa profondeur, devient intemporel.
Télérama

Cette œuvre transpire l’amour de la nature, le respect et la sagesse de l’homme quand ce berger s’agenouille simplement pour toucher la terre, la sentir et faire corps avec elle.
… Europe n°1

Un texte efficace, court et puissant qui peut être lu aujourd’hui de manière très moderne, qui colle parfaitement aux conditions de vie de notre début de XXIème siècle.
… L’Express

Documentation complète. Compilation

Bande annonce du spectacle sur YouTube. Cliquer sur l’image

.

Documentation sur cet évènement

. Page complète sur le spectacle
. Sources d’informations : Centre Jean Giono, Manosque, Alpes-de-Haute-Provence
. Dossier destiné aux organisateurs de spectacles et à la presse
. Fiche pédagogique sur le film réalisé par Frédéric Back. Académie de Versailles
. Film d’animation de Frédéric Back, dit par Philippe Noiret. Radio Canada
. Spectacle adapté au Théâtre à domicile. Théâtre en appartement

Articles

. Pourquoi j’aime lire Giono (Billet d’humeur)
. L’homme qui plantait des arbres est né aux USA
. Les arbres en couples (Billet d’humeur)
. Le charme des arbres (Billet d’humeur)
. Les compagnies Arcada et Croq Sésame mutualisent leurs forces
. Les répétitions vont bon train. Mars 2020
. Croqueur de livres. Lectures théâtralisées jeune public et adultes
. Protégeons l’environnement. Croq Sésame s’y engage

Jean Giono-Interview Radio Canada

L’auteur Jean Giono

Jean Giono, naît en 1895 et meurt en 1970 à Manosque. Il est issu d’une famille d’origine piémontaise. Son père est cordonnier. Sa mère dirige un atelier de repassage.  Enfance pauvre.

Le pacifiste

Pendant la première guerre mondiale, il est envoyé au front à Verdun puis en Belgique. Cette expérience est traumatisante. Il perd au combat nombre de ses amis et camarades. Lui-même sera gazé. Choqué par l’atrocité des actions guerrières, la veine militante de Jean Giono le pousse à s’engager dans un comité antifasciste. L’absurdité de la guerre se dresse comme un décor, une toile de fond, dans l’oeuvre de Giono.

L’écrivain de la nature

Toute son œuvre comporte de nombreux romans où la nature tient une grande place. Giono est un écrivain de la ruralité. Ses récits ont pour cadre le monde paysan provençal. Son œuvre romanesque dépeint la condition de l’homme dans le monde, face aux questions morales et métaphysiques et possède une portée universelle.

Une œuvre littéraire primée et une ouverture sur le cinéma

En 1929, il reçoit le prix américain Brentano pour son premier roman : Colline, ainsi que le prix anglais Northcliffe, en 1930, pour son roman Regain. En 1932, il est fait chevalier de la Légion d’honneur. Giono écrit plusieurs textes engagés, tels que Refus d’obéissance, Lettre aux paysans sur la pauvreté et la paix, Précision et Recherche de la pureté .
En 1953, il obtient le Prix littéraire Prince Pierre de Monaco qui vient récompenser toute son œuvre.
En 1954, Giono est élu à l’Académie Goncourt.

De nombreux ouvrages de Giono ont été adaptés au cinéma. Notamment par Marcel Pagnol. Jean Giono est élu Président du Jury du Festival de Cannes en 1961.

La beauté de la langue française danse sur le fil de son oeuvre. Giono est un artisan de l’écriture qui sculpte ses phrases et peint ses mots comme un poète. Un grand écrivain qui reste en marge de tous les courants littéraires de son temps.

Le Centre Jean Giono à Manosque + d’infos Giono sur Wikipedia + d’infos

L’homme qui plantait des arbres. Aquarelle de Brigitte Boyer. 2020

La particularité de cette oeuvre née aux USA

« L’homme qui plantait des arbres » est une nouvelle écrite en 1953 par Jean Giono. Voir l’article plus complet sur la naissance de cette oeuvre aux USA. + d’infos

Une ode à la nature, à l’opiniâtreté et la générosité

Ce texte véhicule de nombreux messages : écologiques, humanistes, politiques. L’histoire du berger, Elzéard Bouffier, est en effet considérée dans la littérature écologiste comme une parabole de l’action positive de l’homme sur son milieu et de l’harmonie qui peut s’ensuivre. La nouvelle est également une ode au travail, à l’opiniâtreté, à la patience, à l’humilité, la générosité et à la ruralité.

Publié d’abord aux USA, le texte connait une renommée internationale. Traduit en 40 langues

« L’homme qui plantait des arbres » initialement publié en anglais, a été traduit dans le monde entier, en une quarantaine de langues. Dont les langues italienne, allemande, norvégienne, japonaise, russe et chinoise.

Commandée à Giono par le Reader’s Digest en 1953, la revue américaine ne publiera pas cette Nouvelle. En effet, le texte de Giono ne remplissait pas une condition essentielle imposée par le Reader’s Digest pour sa rubrique : la réalité des personnages. Giono, romancier, a écrit une fiction. En 1954, c’est un grand magazine féminin américain, Vogue, qui propose à Giono de publier son texte, sans aucune condition. Giono accepte et exonère Vogue des droits d’auteur, en guise de remerciements. En mars 1954, Vogue publie la nouvelle aux USA, en anglais, « The man who planted hope and grew happiness » (L’homme qui a semé l’espoir et fait grandir le bonheur).

Texte de Giono paru dans Vogue, en anglais, le 15 mars 1954

Entre 1956 et 1958 le texte parait en Grande Bretagne, en Allemagne et en Italie. En 1963, le magazine Vogue publie de nouveau le texte de Giono dans son volume anthologique The World in Vogue. Le texte fait le tour du monde et des langues.
En 1973. En France, la Revue Forestière, n°6, publie, pour la première fois, le texte de Giono en français. Giono est mort en 1970. C’est sa fille qui lui donne le titre français que nous connaissons.

Un film d’animation. Oscar du meilleur court métrage 1988

Le récit de Giono a donné lieu à un film d’animation canadien du même titre, en 1981. Produit par Radio Canada. Réalisé par l’illustrateur Frédéric Back et lu par Philippe Noiret. Deux grands prix : Grand prix au Festival international du cinéma d’animation à Annecy en 1987.
Oscar du meilleur court métrage décerné par l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences de Los Angeles, aux États-Unis, le 11 avril 1988.

Une oeuvre littéraire tout public que la France a classé dans la littérature jeunesse

L’Homme qui plantait des arbres est aujourd’hui reconnue comme une œuvre majeure de la littérature d’enfance et de jeunesse. Mais ce texte a été écrit comme une nouvelle pour adultes et s’adresse à tout public. Voir l’intéressante fiche pédagogique publiée par l’Académie de Versailles.

Photo tirée du film d’animation de Frédéric Back
L’homme qui plantait des arbres. Extrait de l’aquarelle de Brigitte Boyer. 2020

Coproduction

Les Compagnies savoyardes Arcada (Chambéry) et Croq Sésame (Aix-les-Bains) coproduisent ce spectacle
Elles ont tissé un lien de partenariat et d’échanges de services. Elles mutualisent leurs outils, comme le site web. Et privilégient les économies d’énergie (Pub électronique, déplacements limités, décors recyclables)

Arcada. Qui sommes-nous ?

Fondée début 2016 par Fabienne Humbert et Jean-Luc Robert
La compagnie Arcada se donne pour objectifs :
° Création de spectacles du répertoire contemporain
° Lectures théâtralisées
° Formation de comédiens
° Promotion vers publics peu concernés par le fait théâtral
° Mutualisation des ressources avec d’autres compagnies
° Participation à la vie culturelle locale
° Développement du Théâtre à domicile
° Arcada, membre de la FNCTA (Fédération nationale de théâtre amateur)

Croq Sésame. Qui sommes-nous ?

Fondée en novembre 2015. Elle a pour objectifs :
° Le sens. Donner un sens à nos spectacles. Réflexions. Débats…
° L’ouverture artistique. Pluridisciplinarité : Théâtre, musique, chansons…
° Un large partage avec le public. Dont le jeune public et le public dit empêché
° Une recherche de l’exigence de qualité
° Une mutualisation de nos moyens humains et techniques
° Un respect de la nature. Transports limités. Décors recyclables.
° Une mise en liens avec d’autres partenaires sur notre site web. Actualité artistique.
° Travailler au sein d’une fédération nationale. Croq Sésame Cie est membre de la FNCTA

L’homme qui plantait des arbres. Extrait de l’aquarelle de Brigitte Boyer. 2020

Croq Sésame Cie sur facebook

9 réflexions au sujet de « L’homme qui plantait des arbres, de Jean Giono »

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