L’homme qui plantait des arbres, de Jean Giono

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Au générique

Auteur. Jean Giono
Interprétation. Lecture théâtralisée. Guy Dieppedalle + d’infos
Musique. A l’accordéon Elisabeth Faverjon. Musique de Rémi Geffroy : « Comme une fin d’été ».
Mise en voix et en scène. Jean-Luc Robert, Compagnie Arcada. + d’infos
Technique Son et Lumières. Fabienne Humbert et Brigitte Husson
Affiche illustration. Brigitte Boyer
Durée. 50 mn
Tout public. A partir de 7 ans
Forme. Nouvelle
Thèmes abordés. La relation de l’homme avec la nature. La place de l’arbre et de l’eau. Le développement durable. La protection de la nature. La paix. La citoyenneté. La solidarité. La fête et la vie…
Co-Production. Compagnie Arcada (Chambéry, Savoie) et Croq Sésame Compagnie (Aix-les-Bains, Savoie)
Création. 19 septembre 2020
Particularité. Spectacle qui peut être adapté au théâtre à domicile et aux lieux inhabituels pour le théâtre.

Répétitions Dernières nouvelles. https://croquesesamecompagnie.net/2020/03/03/l-homme-qui-plantait-des-arbres-les-repetitions-vont-bon-train/

Centre Jean Giono. Manosque (07)

Nous remercions sincèrement le Centre de documentation Jean Giono de Manosque pour son soutien dans cette aventure littéraire et théâtrale. https://centrejeangiono.com/

L’histoire

L’histoire se déroule dans la montagne. Sur les hauts plateaux des Alpes de Provence. Une région désolée, sans arbres et sans eau, autrefois habitée. Un berger y réside toute l’année. Il plante chaque jour des graines qui, espère-t-il, donneront des arbres. Un promeneur le croise et apprend à connaître cet homme taciturne qui lui explique bientôt son rêve. Il espère, grâce aux arbres, faire revivre la terre. Il pense aussi que tous ceux qui ont abandonné les villages reviendront alors. Des années plus tard, le promeneur revient sur les lieux et constate que de belles forêts peuplent maintenant la région…

Jean Giono-Interview Radio Canada

L’auteur Jean Giono

Jean Giono est un écrivain français, né le 30 mars 1895 à Manosque et mort le 9 octobre 1970 à Manosque.
Un grand nombre de ses ouvrages ont pour cadre le monde paysan provençal. Inspirée par son imagination et ses visions de la Grèce antique, son œuvre romanesque dépeint la condition de l’homme dans le monde, face aux questions morales et métaphysiques et possède une portée universelle.
Ami d’André Gide, Giono reste néanmoins en marge de tous les courants littéraires de son temps. (Source Wikipedia)

Le Centre Jean Giono à Manosque + d’infos Giono sur Wikipedia + d’infos

L’oeuvre : L’homme qui plantait des arbres

L’Homme qui plantait des arbres est une nouvelle écrite en 1953 par Jean Giono, écrivain français. Le message qu’il souhaitait communiquer : « faire aimer à planter des arbres », selon ses termes. Bien qu’il s’agisse d’une fiction, la nouvelle parvient à inciter le lecteur à croire à l’existence réelle du berger et de sa forêt.
La nouvelle véhicule de nombreux messages : écologiques, humanistes, politiques. L’histoire du berger Elzéard Bouffier est en effet considérée dans la littérature écologiste comme une parabole de l’action positive de l’homme sur son milieu et de l’harmonie qui peut s’ensuivre. La nouvelle est également une ode au travail, à l’opiniâtreté, à la patience, à l’humilité et à la paix.

L’Homme qui plantait des arbres est aujourd’hui reconnue comme une œuvre majeure de la littérature d’enfance et de jeunesse. Il est recommandé par le Ministère de l’Education Nationale. Mais ce texte a été écrit comme une nouvelle pour adultes et s’adresse à tout public.

Film d’animation canadien, illustré par Frédéric Back

Grand prix au Festival international du cinéma d’animation à Annecy en 1987
Oscar du meilleur film d’animation en 1988 aux USA.

Le récit de Giono a donné lieu à un film d’animation canadien du même titre en 1981. Produit par Radio Canada. Réalisé par l’illustrateur Frédéric Back et lu par Philippe Noiret. Les dessins magnifiques de Frédéric Back et la voix chaleureuse de Noiret en font un petit chef d’oeuvre. Ce film d’animation se commande en librairie (privilégions les libraires) et on le trouve par exemple à Lyon au Musée des Confluences. Il a obtenu plus de quarante prix à travers le monde.

La renommée internationale de ce texte

« L’homme qui plantait des arbres » a été traduit dans le monde entier, en une quarantaine de langues. Dont les langues allemande, norvégienne, japonaise, russe et chinoise.

Initialement commandée à Giono par le Reader’s Digest en 1953, la revue américaine ne publiera pas cette Nouvelle. En effet, le texte de Giono ne remplissait pas une condition essentielle imposée par le Reader’s Digest : la réalité des personnages. Giono, romancier, a écrit une fiction. En 1954, c’est un grand magazine féminin américain, Vogue, qui publie, sans aucune condition, le texte en anglais « The man who planted hope and grew hapiness » (L’homme qui a semé le bonheur et fait pousser l’espoir)
Entre 1956 et 1958 le texte parait en Grande Bretagne, en Allemagne, en Italie. En 1963. Le magazine Vogue publie de nouveau le texte de Giono dans son volume anthologique The World in Vogue de 1963. Le texte fait le tour du monde et des langues.
En 1973. En France, la Revue Forestière, n°6, publie, pour la première fois, le texte de Giono en français. Giono est mort en 1970. C’est sa fille qui lui donne le titre français que nous connaissons.

Nos représentations à partir de septembre 2020

Création de ce spectacle : Septembre 2020
Diffusion
Région Auvergne-Rhône-Alpes et au-delà.

Théâtre hors les murs, à domicile, en extérieur…
Cette prestation artistique est également adaptée aux « lieux inhabituels » pour le théâtre. Nous jouons aussi bien en extérieur qu’en intérieur : appartement, maison… + d’infos

Représentations à caractère humanitaire
En ce qui concerne les représentations à caractère humanitaire ou social, il sera demandé, aux organisateurs, uniquement le remboursement des frais de déplacements.

Mouton-Alpes maritimes-2020-Photo GuyDieppedalle
Moutons-Alpes maritimes-2020-Photo GuyDieppedalle

Extraits

Je traversais ce pays dans sa plus grande largeur et, après trois jours de marche, je me trouvais dans une désolation sans exemple. Je campais à côté d’un squelette de village abandonné.
C’était, au moment où j’entrepris ma longue promenade dans ces déserts. Des landes nues et monotones, vers 1200 à 1300 mètres d’altitude. Il n’y poussait que des lavandes sauvages…

Rencontre avec un berger qui garde ses moutons

La société de cet homme donnait la paix. Je lui demandais le lendemain la permission de me reposer tout le jour chez lui. Il le trouva tout naturel, ou, plus exactement, il me donna l’impression que rien ne pouvait le déranger. Ce repos ne m’était pas absolument obligatoire, mais j’étais intrigué et je voulais en savoir plus. Il fit sortir son troupeau et il le mena à la pâture. Avant de partir, il trempa dans un seau d’eau le petit sac où il avait mis les glands soigneusement choisis et comptés…
– Accompagnez-moi, si vous n’avez rien de mieux à faire.
Il allait à deux cents mètres de là, sur la hauteur.
Arrivé à l’endroit où il désirait aller, il se mit à planter sa tringle de fer dans la terre. Il faisait ainsi un trou dans lequel il mettait un gland, puis il rebouchait le trou. Il plantait des chênes…

Dix ans après : une forêt

L’année d’après, il y eut la guerre de 1914 dans laquelle je fus engagé pendant cinq ans. Un soldat d’infanterie ne pouvait guère y réfléchir à des arbres. A dire vrai, la chose même n’avait pas marqué en moi : je l’avais considérée comme un dada, une collection de timbres, et oubliée.
Sorti de la guerre, je me trouvais à la tête d’une prime de démobilisation minuscule mais avec le grand désir de respirer un peu d’air pur. C’est sans idée préconçue – sauf celle-là – que je repris le chemin de ces contrées désertes…
Les chênes de 1910 avaient alors dix ans et étaient plus hauts que moi et que lui. Le spectacle était impressionnant. J’étais littéralement privé de parole et, comme lui ne parlait pas, nous passâmes tout le jour en silence à nous promener dans sa forêt. Elle avait, en trois tronçons, onze kilomètres de long et trois kilomètres dans sa plus grande largeur…
Quand je réfléchis qu’un homme seul, réduit à ses simples ressources physiques et morales, a suffi pour faire surgir du désert ce pays de Canaan, je trouve que, malgré tout, la condition humaine est admirable.