Le cercle des illusionnistes. De Alexis Michalik. Théâtre du Torrent. Mise en scène Béatrice Croquet. Billet d’humeur.

Le cercle des illusionnistes
De Alexis Michalik
Par le Théâtre du Torrent

Billet d’humeur

Tu sais qu’il m’a fait cogiter ce spectacle. Surprenant. Le cercle des illusionnistes. L’auteur : Alexis Michalik. Il a un don. Celui de t’emporter. Dans une histoire où s’entrecroisent le destin des premiers illusionnistes de la scène. Et les premiers magiciens du cinéma. Jean-Eugène Robert Houdin et Georges Méliès.
Déjà, l’histoire : il faut la suivre sans savoir où l’auteur veut nous emmener. Se laisser simplement bercer par la magie des petits miracles de la vie. Malgré ce lourd handicap, Béatrice Croquet et l’équipe du Théâtre du Torrent nous entraînent dans un tourbillon théâtral. Une scénographie époustouflante. Un rythme cinématographique. Un ballet de comédiennes et de comédiens évoluant à la cadence de rouages horlogers. Des images qui s’incrustent sur grand écran.

Et là, perdus au milieu de cet univers chorégraphique, un couple. Tache de couleurs dans cet univers fou qui le dépasse. A la façon de ces dessins de Sempé, illustrateur du Petit Nicolas. Dessins où l’être humain est représenté comme l’enfant largué dans le monde grandiose et froid des adultes.
Elle, Avril, se fait voler son sac à main dans le métro par lui, Décembre. Une photo de la victime trouvée dans le contenu du sac séduit Décembre. Il l’appelle pour lui restituer son bien. Se rencontrent à la terrasse d’un café.
Et mon attention se fixe sur ces deux amoureux. Pourquoi ? Je ne pourrai pas te le dire. Sans doute parce qu’ils t’offrent comme un remake miniature du Fabuleux destin d’Amélie Poulain. Se regardent. S’observent. Sourient. S’assoient face à face. Puis côte à côte. Silence. T’es scotché. Les images peuvent défiler. Les saynètes peuvent évoluer. Les Houdin et les Méliès peuvent inventer. Innover. La farandole de la vie peut continuer sa course folle. Ils sont là. Tous les deux. Partent. Reviennent. Se tendent la main. S’embrassent. C’est beau. Simple et beau. Plus fort que tout.
C’est l’amour.

Guy Dieppedalle
Architecte de mots éphémères
Janvier 2018

Ce spectacle est actuellement en tournée.

Site du Théâtre du Torrent

Le Théâtre du Torrent est partenaire de la production de Yan et la rose des sables.

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